Numéro 44 - Novembre 2025


«L'immobilier n'est plus rentable» : le coup de gueule de la patronne de Nexity.

«Plus aucun banquier ou agent immobilier ne vous conseillera d’acheter un appartement pour le louer à un étudiant ou à une famille», déplore Véronique Bédague, PDG de Nexity, sur le plateau de C à vous le vendredi 26 septembre. La raison est simple, selon elle : «L’immobilier n’est plus rentable», en raison, entre autres, de «l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales, la taxe foncière». Cela n’est alors «absolument pas compétitif par rapport à d’autres placements et les Français le voient.».

Voir l'article ici.

Ceci est bien embêtant pour le projet NEXITY en cours de réalisation ! Va-t-on assiter à la présence d'un chantier "éternel", si même la "patronne" de NEXITY n'y croit pas !

Qui va bien pouvoir acheter un appartement dans le projet du Hameau des Fontaines ? De futures résidences secondaires pour des citadins aisés ? Ou bien des locations saisonnières comme elles sont tendance à se développer à Larmor Baden !


Editorial

Le dernier coup de Denis Bertholom, maire « les républicains » sortant ?

Pourquoi le maire sortant a-t-il accordé en juillet 2025 à la société Nexity, un permis de construire portant sur une centaine de logements dont quatre immeubles collectifs en plein centre-ville et sans concertation préalable ?

La question se pose d’autant plus que le projet Nexity va modifier, sinon dénaturer en profondeur le centre bourg, qu’il dépassera en hauteur les normes du PLU et qu’il bouleversera l’équilibre démographique de notre commune.

Tout cela, sans concertation avec la population.

S’agit-il d’une décision de type autocratique : "Je suis le chef et je décide ce qui est bien pour vous ?"

S’agit -il du coup de pied de l’âne avant de quitter la scène ?

S’agit-il au contraire d’un coup préparant le retour du « sauveur » pour un quatrième mandat malgré les déclarations solennelles selon lesquelles il ne se représenterait pas en 2026 ? (Cf interview au télégramme et à Ouest-France ? )

Quoi qu’il en soit, le permis Nexity, est déjà attaqué de toutes parts par les Larmoriens (pétitions, recours gracieux et contentieux des associations et des citoyens…).

On ne gère pas une commune par des oukazes : Nexity ne passera pas!


Squat 2.0 : Comment la loi Kasbarian a armé les squatters contre les propriétaires.

D'après un article du site Le Media 4.4.2 du 17 octobre 2025.

Une simple réservation en ligne et voilà votre bien immobilier transformé en squat à durée indéterminée.

Le législateur avait pourtant affiché de fermes intentions. La loi de 2023 instaure en effet une procédure d’expulsion accélérée de 72 heures, pouvant être ordonnée par le préfet sans recours à un juge, pour les seuls cas d’entrée par effraction ou voies de fait. Les peines encourues ont été alourdies, pouvant atteindre trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Cette réforme, modifiant l’article 38 de la loi DALO, visait à offrir une réponse administrative rapide. Mais c’est dans le détail du texte que le bât blesse. La loi opère une distinction cruciale, et lourde de conséquences, entre le squatter, entré illégalement, et l’« occupant sans droit ni titre », ayant accédé au logement de manière licite avant de refuser d’en partir. Seul le premier relève de la procédure expresse ; le second renvoie le propriétaire au lent et fastidieux cheminement judiciaire.

L’origine du problème réside dans un subtil glissement sémantique. La proposition initiale définissait le squat par une entrée ou un maintien illicite. Le texte final, lui, exige une entrée et un maintien illicites. Cette conjonction, en apparence anodine, a ouvert une brèche considérable.

Le stratagème est désormais rodé : une simple réservation d’une nuit sur une plateforme de location touristique suffit à conférer une apparence de légalité à l’entrée dans les lieux. Une fois la porte franchie, l’occupant s’y installe durablement, se retranchant derrière son statut d’« occupant sans droit ni titre ». Le propriétaire se voit alors contraint d’engager une procédure d’expulsion classique, un marathon judiciaire qui peut s’étendre sur des mois, voire des années. Pendant ce temps, il subit une double peine : privation de son bien et de ses revenus, et accumulation de charges (factures, impôts). La trêve hivernale, qui suspend les expulsions, achève de transformer cette situation en cauchemar administratif et financier.

L’année 2025 a vu la généralisation de ces pratiques, transformant des locations saisonnières en squats déguisés. Des propriétaires, de La Rochelle à d’autres villes touristiques, rapportent des situations absurdes où une réservation pour une nuit se mue en occupation de longue durée. Ce détournement des plateformes numériques met en lumière l’impuissance d’une loi déjà dépassée.

Face à ce constat d’échec, les solutions peinent à émerger. Une révision de la loi pour élargir la définition du squat est évoquée, sans calendrier précis. En attendant, on renvoie les propriétaires à leur propre vigilance : vérification d’identité, contrats renforcés, assurances spécialisées… Autant de mesures qui font peser sur les particuliers le poids d’une sécurité que l’État est incapable de leur garantir.

Alors que s’approche une nouvelle trêve hivernale, le bilan est sans appel. La loi Kasbarian, mesure phare d’une communication gouvernementale efficace, a créé une illusion de protection. Dans les faits, elle a surtout institutionnalisé une forme d’insécurité juridique, laissant les propriétaires modestes assumer seuls les contradictions d’un droit au logement qui, sous couvert de protection, frôle trop souvent l’impunité.

À bon entendeur, ...


NEXITY : recours amiables, pétition

Deux associations, deux syndicats de propriétaires, 9 personnes individuelles ont déposés plusieurs recours gracieux contre le projet NEXITY.

Une pétition a été lancée par les différents acteurs opposés au projet. Cette pétition est accessible à cette adresse : https://c.org/g8jFQZG9kd

Vous pouvez y participer en signant et en partageant cette pétition.

La mairie a déjà répondu à certains recours, en accusant réception et en rappelant le délai pour une réponse argumentée de leur part.

L'absence de réponse ou un refus d'annuler le permis de construire entraînera probablement un ou plusieurs recours contentieux devant le Tribunal Administratif de Rennes. On sera informé au cours du mois de décembre 2025.


Rumeurs, rumeurs !!

Le VVF de Larmor Baden est définitivement fermé. Un contact nous a confirmé que le VVF fermait à partir du 13 novembre, sans préciser si les bâtiments étaient à vendre et qui était l'éventuel acheteur.

Giboire aurait fait l'acquisition du V.V.F. de Larmor Baden !

Le V.V.F., situé à proximité de la mer, sur un terrain de plus de 0,7 hectare, est accessible depuis la route de Berder et depuis le port de la commune.

Giboire pourrait y construire un hôtel de luxe dans un immeuble de 4 niveaux, le pendant de la résidence Pen Lannic située juste à coté, avec piscine, restaurant, bar, boutiques de luxe et pourquoi pas un casino !

Giboire n'ayant pu construire son hôtel sur l'île Berder, cette opportunité lui permettrait une solution de repli. Ou bien va-t-il construire un immeuble de luxe orienté vers le port. L'avenir nous le dira.